10 choses à ne pas faire quand votre tout-petit fait une crise de colère

Si vous avez déjà réagi de manière inappropriée face à la crise de votre tout-petit, ne soyez pas trop sévère avec vous-même. Les crises de colère peuvent être stressantes et nous sommes humains, voués à faire des erreurs.

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Si vous avez déjà réagi de manière inappropriée face à la crise de votre tout-petit, ne soyez pas trop sévère avec vous-même. Les crises de colère peuvent être stressantes et nous sommes humains, voués à faire des erreurs. 

Pour mieux comprendre les crises de colère, lisez notre Guide des crises de colère.

Cela étant dit, il est important de savoir que votre réaction face à une crise influencera considérablement celle de votre enfant. En d'autres termes, elle peut faire toute la différence entre une escalade émotionnelle et un apaisement. Elle peut également déterminer la manière dont votre enfant apprendra à réguler ses émotions en grandissant. 

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Votre réaction face à une crise influencera considérablement celle de votre enfant.

N’oubliez pas que vous êtes la principale source d’influence de votre enfant et qu’il imitera vos comportements. La façon dont vous gérez les crises de votre tout-petit peut donc faire une immense différence dans sa vie. Mais savoir comment réagir face à une crise peut parfois être difficile, surtout si le monde des crises de colère des tout-petits est nouveau pour vous. Aujourd’hui, nous allons donc aborder tout ce qu’il ne faut pas faire pendant la crise d’un tout-petit. En voici 10 :

1. N’invalidez pas les sentiments de votre tout-petit

Parfois, nos tout-petits font des crises pour un rien : renverser leur lait, ne pas obtenir un nouveau jouet, se voir interdire de manger de la terre. Mais quelle qu’en soit la raison, il est important de ne pas invalider leurs sentiments. Même si la cause de leur contrariété peut nous sembler dérisoire, elle est bien réelle pour notre tout-petit. 

Pensez à la colère que vous ressentiriez si vous étiez contrarié par quelque chose et que quelqu’un vous disait : « Pourquoi es-tu si contrarié ? Ce n'est rien ! ». Eh bien, c’est exactement ce que ressent votre tout-petit. Même si cela peut vous sembler futile, dans son esprit, la frustration, la tristesse ou la colère est bien réelle.

Alors, quelle que soit la raison de sa crise, il est important de valider ses sentiments. « Je sais que cela peut être très décevant de ne pas avoir le nouveau jouet dont tu avais tellement envie ». Vous seriez surpris de voir ce qu'une simple reconnaissance des émotions peut apporter. 

2. Ne prenez pas les crises personnellement

C'est un point capital. Beaucoup de parents prennent les crises personnellement, en pensant qu'elles reflètent une erreur de leur part. Ce n'est pas le cas. Les crises de colère font partie intégrante du comportement normal de l'enfant. Bien que certains enfants en fassent plus que d'autres, nous vous assurons qu'il n'y a pas un seul parent au monde qui n'ait jamais eu à gérer une crise de colère. 

En effet, les crises de colère ne relèvent pas d'un problème de « comportement ». Elles sont simplement le moyen trouvé par votre enfant pour exprimer ses émotions lorsqu'il ne dispose d'aucun autre exutoire.

Ne les prenez donc pas personnellement. Vous n'avez rien fait de mal. Les crises de colère sont parfaitement normales et chaque enfant traverse une phase de crises. 

3. Ne riez pas de votre enfant

Si vous étiez extrêmement contrarié par quelque chose et que votre partenaire se moquait de vous en riant, que ressentiriez-vous ? Cela vous mettrait probablement encore plus en colère. 

Même si les crises éclatent parfois pour des motifs « risibles », faites de votre mieux pour retenir votre rire jusqu'à ce que vous en discutiez plus tard avec des amis autour d'un dîner. Ne riez pas au nez de votre enfant. C'est une autre façon d'invalider ses émotions, et cela lui apprendra simplement qu'il ne peut pas compter sur vous lorsqu'il est contrarié.

Encore une fois, peu importe à quel point le déclencheur semble futile, validez ces émotions dès que votre enfant est suffisamment calme pour parler. 

https://youtu.be/NBUhV4seFHA

Les motifs d'une crise sont parfois dérisoires, mais il est déconseillé de se moquer des crises de votre enfant.

4. Ne perdez pas votre sang-froid

Nous le savons, cela peut être difficile. Comme nous l'avons mentionné plus haut, nous comprenons que les crises de colère d'un tout-petit puissent être stressantes. Mais si vous ne parvenez pas à contrôler vos émotions, comment pouvez-vous espérer que votre tout-petit contrôle les siennes ? Montrez l'exemple. Lorsque votre tout-petit fait une crise, restez calme et maître de vous (même si vous ne le ressentez pas à l'intérieur).

Si votre tout-petit vous voit vous énerver, cela ne fera qu'amplifier ses émotions à lui aussi. S'il vous voit garder votre calme, il finira par apprendre à reproduire votre comportement. 

5. Ne vous éloignez pas

Lorsqu'un tout-petit fait une crise, c'est sa façon d'exprimer une forme d'émotion négative. Et c'est lorsqu'un enfant se sent contrarié, triste, effrayé ou en colère qu'il a le plus besoin de ses parents. Ne lui donnez pas le sentiment d'être abandonné, car cela ne ferait que déclencher sa panique. Gardez plutôt vos distances, mais restez assez près pour qu'il puisse vous voir et savoir que vous êtes à ses côtés. Cela le rassurera sur le fait que vous êtes là pour lui en cas de besoin, aussi bien dans la situation présente qu'à l'avenir. 

6. N’essayez pas de le raisonner

Lorsque votre enfant est submergé par une émotion intense, il est incapable de réfléchir rationnellement. Essayer de le raisonner en pleine crise ne sert à rien : il ne vous entendra pas. Dans certaines situations, cela pourrait même aggraver encore davantage son état émotionnel. 

Si votre enfant est assez grand pour que l'on puisse raisonner avec lui, vous pouvez le faire, mais attendez que la crise soit terminée et que le calme soit revenu. C'est le seul moment où vous obtiendrez des résultats. 

7. Ne cédez pas

Bien souvent, les crises de colère résultent d'un besoin non satisfait de votre enfant. Il est peut-être triste parce qu'il est fatigué. Ou peut-être contrarié parce qu'il a faim. Mais parfois, les tout-petits s'énervent simplement parce qu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils « veulent ». C'est pourquoi on voit tant de crises dans les centres commerciaux. Un tout-petit aperçoit un nouveau jouet rutilant, le parent dit non, et la crise éclate immédiatement. 

Dans ce genre de situation, vous pouvez tout de même reconnaître les sentiments de votre enfant (« Je comprends que tu sois contrarié ») sans pour autant céder. En réalité, il est fortement déconseillé de céder si votre enfant fait une crise de colère pour quelque chose qu'il « veut ». Si vous cédez constamment, votre enfant apprendra très vite que faire une crise lui permet d'obtenir ce qu'il souhaite, ce qui aura pour effet d'augmenter le nombre de crises de colère. 

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8. Ne soudoyez pas votre enfant

Soudoyer votre enfant mènera au même résultat que de céder. Il n'y a aucun mal à distraire votre enfant (« Regarde là-bas, je vois le père Noël ! »), mais il ne faut pas le soudoyer (« Si tu arrêtes de crier, je t'achète un nouveau jouet »). Cela ne fait que renforcer le comportement de crise et rendra cette habitude plus difficile à faire disparaître par la suite. 

9. Ne punissez pas votre enfant

Rappelez-vous que chez les tout-petits, les crises sont la manifestation d'une tentative d'exprimer ou de réguler une émotion qu'ils ne parviennent pas à maîtriser. Par conséquent, appliquer une punition n'aura aucun effet à ce stade. 

Si votre enfant est plus grand et fait une crise, lui infliger une punition au beau milieu de celle-ci ne fera qu'aggraver son comportement. Si une punition est justifiée, attendez que l'enfant se soit calmé et que la tension soit retombée, puis asseyez-vous avec lui pour discuter de la conséquence. 

10. N’ignorez pas les signes de problèmes sous-jacents

Les crises de colère font partie intégrante de l'enfance, mais elles peuvent aussi être parfois le signe d'un problème sous-jacent. Les enfants qui présentent un retard de langage, par exemple, peuvent souvent manifester une escalade de comportements tels que les crises de colère. En effet, des études ont montré que les enfants qui parlent tardivement sont deux fois plus susceptibles de présenter des comportements de crise que les enfants qui parlent normalement. Et plus vite vous pouvez reconnaître et identifier les problèmes de langage, plus vous aurez de chances de réussir à les traiter et à réduire les comportements de crise qui y sont associés.

Heureusement, il existe des choses que vous pouvez faire depuis le confort de votre maison pour aider votre enfant à améliorer son langage. Des applications comme Speech Blubs sont conçues spécifiquement pour les enfants afin de les aider à développer leur langage grâce à l'imitation de leurs pairs et à des jeux et activités amusants. 

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