Comment enseigner les éléments d’une histoire aux enfants

Avant que les enfants ne puissent utiliser les éléments clés d’une histoire, ils doivent être capables d’en identifier les différentes parties avec assurance.

Enseigner les éléments d’une histoire aux jeunes enfants

Avant que les enfants ne puissent utiliser les éléments clés d’une histoire, ils doivent être capables d’en identifier les différentes parties avec assurance. 

Alors, quels sont les composants d’une histoire ? Dans mon travail, je collabore très étroitement avec des professeurs de français, et nous obtenons les meilleurs résultats lorsque nous divisons ces composants en deux groupes distincts. Le premier groupe comprend les composants de base d’une histoire et est généralement enseigné aux élèves du primaire et du collège, tandis que le second groupe est composé d’éléments plus complexes enseignés aux élèves plus avancés. 

Même si je travaille avec des élèves de lycée, ils n’ont souvent pas appris ces premiers éléments clés d’une histoire et ont besoin d’une introduction de base pour réussir leurs rédactions et leurs devoirs d’écriture. 

Les cinq éléments d’une histoire

  1. Le cadre - Le cadre ne désigne pas seulement le lieu physique où se déroule l’histoire, mais aussi l’époque. C’est tout simplement le où et quand de l’histoire. 
  2. Les personnages - Selon le type d’histoire que vous lisez, les personnages sont généralement des personnes ou des animaux. Ce sont eux qui font avancer l’histoire et constituent le qui de l’intrigue. 
  3. L’intrigue - L’intrigue fait référence aux événements qui se déroulent dans une histoire. L’intrigue comprend une introduction, des péripéties, un point culminant, une action descendante et un dénouement. C’est le quoi de l’histoire. Dans la plupart des histoires, il y a un problème au début qui trouve sa résolution à la fin. 
  4. Le conflit - Le conflit est le problème au cœur de l’histoire. Pas de conflit = pas d’histoire. Même les livres pour enfants comportent un problème qui doit être résolu par les personnages. Mettre en place le conflit donne aux personnages leur pourquoi. 
  5. Le thème - C’est probablement l’élément le plus complexe d’une histoire et le plus difficile à identifier pour la plupart des élèves. Le thème est le message global de l’histoire. C’est ce que l’auteur souhaite vous faire comprendre. 

Des éléments plus avancés d’une histoire

Une fois que les élèves ont assimilé les concepts des éléments d’une histoire mentionnés précédemment, ils peuvent passer aux notions plus avancées. Ces concepts peuvent être abordés à tout âge ; cependant, la plupart des enfants ne peuvent pas comprendre ces éléments avant au moins la classe de CM2. Ces éléments sont :

  1. Le point de vue - Le point de vue indique qui raconte l’histoire. Il peut s’agir de la 1re, 2e ou 3e personne. Change-t-il au fil du récit ? Dans le roman Frankenstein, le point de vue alterne entre trois personnages différents de l’histoire.
  2. Le ton - Le ton correspond à l’ambiance de l’histoire. Est-il sombre et menaçant ou gai et joyeux ? Le ton d’un texte s’établit à travers le choix des mots, l’utilisation de figures de style, la grammaire, le rythme et les rimes. 
  3. Le style - Lié au ton à bien des égards, le style est la voix unique propre à l’auteur et se manifeste également dans le choix des mots, la trame de l’intrigue, la structure des phrases, etc. Le style personnel de l’écrivain contribue fortement au ton d’un texte.
  4. L’atmosphère - Il s’agit de l’effet produit par l’auteur chez le lecteur et de la manière dont il le suscite grâce à son utilisation de la langue.

Pourquoi les éléments d’une histoire sont-ils importants ?

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles les élèves doivent bien maîtriser l’identification des éléments d’une histoire, à commencer par une compréhension plus profonde et une meilleure appréciation de leurs lectures. Comprendre comment une histoire est structurée est nécessaire pour que les élèves accèdent aux niveaux de compréhension les plus élevés de ce récit. Comprendre l’organisation d’une histoire fournit également aux élèves un cadre de référence qui facilite grandement la mémorisation. Souvent déterminantes, notamment lors des examens, les retombées positives dans d’autres matières que le cours de français sont elles aussi évidentes. 

Être familiarisé avec les différents éléments qui s’associent pour composer un bon récit aide également les élèves dans leur propre écriture. Cela les aide à organiser leurs pensées et à tisser habilement les différents fils de leurs propres histoires. Ce n’est pas une mince affaire pour un écrivain expérimenté, alors encore moins pour un débutant !

Comment enseigner la structure d’une histoire

Les organisateurs graphiques

J’adore les organisateurs graphiques ! J’ai tout un classeur rempli de différents modèles que je peux distribuer à mes élèves et à mes collègues enseignants. C’est un moyen simple d’aider les enfants à bien structurer les informations, mais aussi de s’assurer qu’ils disposent de tous les éléments nécessaires au moment de rédiger un devoir.

Les cartes de récit

Les cartes de récit aident les élèves à organiser visuellement les éléments de l’histoire, ce qui favorise une compréhension plus approfondie. Les élèves étudient le texte attribué et en extraient les informations liées à chaque élément. Ils peuvent ensuite noter ces informations sur leur propre exemplaire de la carte de récit. Les cartes de récit se prêtent facilement à la pédagogie différenciée, car l’enseignant peut choisir les éléments les plus adaptés à l’âge et aux capacités des élèves. Au début, les élèves devraient s’entraîner à identifier les éléments de base dans des histoires simples – des contes de fées par exemple – avant de passer à des récits plus élaborés qui font appel à un éventail d’éléments plus large.

Lire, lancer et raconter

Cette activité simple est un moyen ludique pour un groupe d’élèves de réviser un texte qu’ils ont lu récemment. Elle commence lorsqu’un élève lance un dé. Le chiffre obtenu correspond à une liste de questions sur chaque élément de l’histoire. Par exemple, l’élève obtient un 3, ce qui correspond à une question sur le cadre, comme Où et quand cette histoire s’est-elle déroulée ? L’élève répond ensuite de manière aussi détaillée que possible en s’appuyant sur le texte. Cette activité peut être facilement adaptée en augmentant le nombre et la complexité des questions, ainsi qu’en élargissant la palette des éléments inclus. On peut également inclure plusieurs questions pour chaque élément.

Piocher un élément

Cette activité fonctionne très bien pour des élèves travaillant en binôme. Chaque élève possède un exemplaire de l’histoire. Les différents éléments du récit sont inscrits sur des cartes : personnage, cadre, ambiance, ton, etc. Les élèves piochent une carte à tour de rôle, en s’assurant que leur camarade ne sait pas quel élément ils ont choisi. Ils doivent ensuite lire un court extrait de l’histoire qui correspond à cet élément. Leur partenaire doit tenter d’identifier l’élément en question. Une fois que ce dernier a trouvé la bonne réponse, c’est à son tour de piocher une carte.

Le graphique de l’histoire

Cette activité est idéale pour relever les composantes de l’intrigue, telles que : la situation initiale, les péripéties, le conflit, la retombée de l’action, le point culminant et le dénouement. Le graphique de l’histoire se présente comme un graphique simple où les éléments ci-dessus sont répertoriés sur l’axe des abscisses, selon leur ordre d’apparition chronologique dans le texte. L’axe des y représente l’intensité dramatique, les moments les plus intenses étant placés le plus haut. Les élèves positionnent ces points pour chaque élément. Par exemple, la situation initiale de l’histoire (qui correspond généralement à la mise en place du décor, à la présentation des personnages, etc.) sera placée assez bas sur l’échelle de l’intensité, puis la tension montera progressivement jusqu’au point culminant avant de redescendre légèrement pour le dénouement.

Découvrez-en plus ici sur l’importance de la lecture et des livres pour les enfants d’âge préscolaire !

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